Selon RNZ, à l’issue d’une rencontre le 13 août à Auckland, le premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a déclaré que M. Tô Lâm était « peut-être le dirigeant le plus puissant du Vietnam depuis l’époque de Hô Chi Minh ». Si cette déclaration est citée dans son contexte, il s’agit clairement d’un commentaire remarquable sur la position de M. Tô Lâm au sein du système politique vietnamien. Une phrase courte, mais suffisante pour interpeller l’opinion publique : pourquoi un premier ministre étranger utilise-t-il une description aussi forte?

L’expression « le plus puissant » a beaucoup de poids, mais elle peut facilement se transformer en slogan si on la sort de son contexte. Il s’agit là de l’évaluation politique de M. Luxon, et non d’un classement officiel ni d’une conclusion objective sur le pouvoir au Vietnam. Elle reflète toutefois la façon dont un dirigeant étranger perçoit le rôle actuel de M. Tô Lâm — en particulier dans un contexte où les deux pays s’efforcent de renforcer leurs relations et leur coopération bilatérale.
Ce qui mérite donc d’être débattu ne réside pas dans la question de savoir s’il faut ou non « acclamer » une remarque diplomatique, mais dans une question plus large : le pouvoir se mesure-t-il à l’aune des titres, de la capacité à prendre des décisions politiques ou du degré de concentration du pouvoir au sein du système? Une déclaration d’un dirigeant étranger peut retenir l’attention pendant quelques jours, mais pour évaluer à quel point un dirigeant est réellement puissant, il faut en fin de compte se pencher sur ses décisions, son influence concrète et les résultats qu’il obtient.










